22 octobre 2026 L’accessibilité, c’est aussi… réduire la charge mentale des visiteurs!

Temps de lecture - 5 minutes

Mis à jour le 22 octobre 2026

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Les cafés virtuels sur les bonnes pratiques en accessibilité, animés par Événements Attractions Québec, ont pris fin! Cette série d'articles de blogue revient sur les pratiques inspirantes de plusieurs organisations afin d'explorer l'accessibilité sous tous les angles. 

Si ce n'est pas déjà fait, nous vous invitons à aller lire le premier article de cette série : L'accessibilité, c'est aussi... l'accessibilité financière!

Quand on pense accessibilité, on pense souvent aux infrastructures physiques. Pourtant, plusieurs obstacles commencent bien avant l’arrivée sur le site.

Trouver l’entrée, comprendre où stationner, savoir combien il faut marcher, repérer les toilettes ou encore prévoir le déroulement de la visite : toutes ces informations demandent de l’énergie et de la planification.

Même lorsqu'un lieu est physiquement accessible, l'environnement sensoriel peut rendre l'expérience difficile, voire épuisante.

Enjeu 1 – Adapter l'environnement sensoriel

Dans les attractions touristiques et culturelles, plusieurs petits ajustements peuvent contribuer à créer une expérience plus confortable :

  • Prévoir des zones calmes;
  • Réduire certains stimuli dans des espaces précis;
  • Offrir des avertissements sensoriels.

Bonne pratique – Musée Pointe-à-Callières

Mesures mises en place :

  • Création de périodes de visite adaptées offrant un environnement plus calme.
  • Réduction des stimuli sensoriels lors de certaines plages horaires ou activités.
  • Information préalable sur les environnements susceptibles de présenter des stimuli visuels ou sonores importants.
  • Aménagement d'espaces permettant aux visiteurs de faire une pause au besoin.

Enjeu 2 – Permettre aux visiteurs de planifier leur expérience

Il est également possible d'agir avant même la visite.

Quelques mesures peuvent aider les visiteurs à choisir le moment qui leur convient le mieux :

  • Identifier les périodes moins achalandées;
  • Permettre des pauses facilement;
  • Communiquer les moments où certains effets sonores ou lumineux sont prévus.

Ces mesures peuvent notamment aider :

  • Les personnes neurodivergentes;
  • Les jeunes enfants;
  • Les visiteurs anxieux;
  • Les personnes vivant avec une fatigue ou une hypersensibilité sensorielle.

Bonne pratique – Le Centre des sciences de Montréal

Le Centre des sciences de Montréal a particulièrement bien intégré les enjeux d’accessibilité à travers la création d’outils destinés à faciliter l’expérience visiteurs avant même d’arriver sur place. Parmi les nombreuses mesures en places, on retrouve : 

  • Création d’un guide pour les personnes à besoins particuliers : guide numérique et papier qui contient la description des expositions, indique le type de toilette à proximité, comment l’espace aménagé et le type de stimuli qui s’y trouvent. Le guide prône une ouverture de langage et ne vise aucun trouble en particulier.
  • Mise en place des matinées apaisées : bloc de temps accessible à seulement 200 visiteurs sur l’ensemble du site. Le but est de donner une atmosphère plus tranquille, avec moins de stimuli, dédiée aux personnes à besoins particuliers.
  • Formation du personnel : formation de toute l’équipe pour accompagner les visiteurs à besoins particuliers et certification Kéroul.

L’accessibilité, ce n’est pas seulement entrer dans un lieu. C’est aussi pouvoir s’y rendre et vivre l’expérience avec confiance et autonomie.

Communiquer sur l'accessibilité ne consiste pas seulement à présenter ses bons coups. C'est aussi reconnaître les défis qui demeurent et expliquer les mesures déjà en place. Cette transparence démontre une volonté d'amélioration continue et contribue à instaurer un climat de confiance avec les visiteurs.

Crédit photo : Kwanchanok Taen-on

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